A silent voice, tome 1 de Yoshitoki Oima

A silent voice

A silent voice1

Résumé:

Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule. Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe.

Source: Ki-oon éditions

L’ijime, ce mot japonais qui désigne les brimades subies par des personnes jugées différentes souvent à l’école, est un thème très représenté dans les mangas. Mais c’est la première fois que je le vois traité à travers le thème du handicap. Ici, Shoko qui est sourde, arrive dans une nouvelle école. Si, au début, les élèves et les professeurs essaient de faire leur maximum pour aider Shoko, ils deviennent ensuite de plus en plus aigris, impatients, méchants. Les personnes qui souhaitaient aider Shoko se retrouvent la cible des moqueries et des réprimandes et finissent par abandonner. Mais Shoko persiste, elle souhaite être traitée comme tout le monde, elle veut apprendre, elle tient le coup face aux différents sévices qu’elle subit. Et surtout, elle souhaite avoir des amis.
Ce manga est déchirant. La cruauté des enfants, l’indifférence voir la complicité des enseignants, l’incompréhension des parents et Shoko qui s’obstine. On a parfois envie de la secouer pour qu’elle se rebelle, pour qu’elle n’affiche pas toujours un grand sourire; mais c’est cette impassibilité qui l’aide à tenir et à avancer. Toute cette injustice m’a vraiment révoltée, surtout sachant la réalité derrière ce manga; l’ijime étant énormément répandu au Japon.

En bref, un manga pertinent sur le handicap et le harcèlement scolaire qui mérite d’être plus connu.

5.Bien

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