Les gardiens de Ga’Hoole, tome 01 : L’Enlèvement de Kathryn Lasky

L’Enlèvement

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Résumé: (4ème de couverture)

Soren coule une enfance paisible dans le sapin creux qu’il occupe avec sa famille dans la Forêt de Tyto, le royaume des chouettes effraies. Mais de mystérieuses disparitions d’oeufs et de jeunes poussins perturbent la tranquilité des habitants. Alors qu’il tombe du nid, Soren est kidnappé à son tour et emmené au sinistre orphelinat de Saint-Aegolius. Sous la direction de l’effroyable Crocus, des poussins venus de tous les royaumes y subissent un enseignement des plus étranges…
Soren et sa mailleure amie Gylfie n’ont qu’une envie : s’échapper et révéler au monde ce que trament Crocus et ses lieutenants. Mais pour cela, encore faudrait-il apprendre à voler…

J’ai vu le film d’animation « Le royaume de Ga’hoole » à sa sortie au cinéma en 2010 et j’ai été vraiment emballée par celui-ci. Les effets spéciaux étaient sublimes et pour une fois la 3D était vraiment bien faite. L’histoire m’a aussi beaucoup plu. Du coup, j’étais bien obligée de me lancer dans la lecture du premier tome ^^ (A savoir qu’il y en a une quinzaine… J’ai pas fini la série haha)
J’avoue que j’ai attendu un petit peu avant de le lire (1 an c’est rien enfin !) et il commençait à prendre la poussière dans ma PAL comme beaucoup d’autres… Et bien j’ai bien fait de l’en sortir ! Pas déçue du tout par ce premier tome !
Le style de l’auteur est assez fluide et ce roman se lit très vite à tel point que je n’avais envie que d’une chose, lire le 2ème tome tout de suite ! Comme dans le film, j’ai beaucoup aimé que l’histoire soit racontée du point de vue de chouettes. Les personnages ont tous leurs défauts et qualités. Bien ce que soit un livre jeunesse, la cruauté de certains personnages ne nous ait pas épargné. On assiste à plein de scènes tristes, injustes et d’autres belles et pleines d’espoir. C’est avant tout un roman d’aventure et on ne s’ennuie pas du tout pendant la lecture.  Certaines scènes sont beaucoup plus développées que dans le film évidemment et j’ai apprécié tous ces détails. On comprend très bien comment les bébés chouettes sont embrigadées, lobotomisées pour servir leurs kidnappeurs et c’est horrifiant… On suit Soren et Gylfie dans leur quête pour échapper à leurs ravisseurs et personnellement, j’avais vraiment envie qu’ils y arrivent ^^

En bref, un très bon livre jeunesse qui, je trouve, sort de l’ordinaire et qui nous embarque dans plein d’aventures. Qu’une hâte, lire la suite !

6.Super

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Où vas-tu Sunshine ? de Siobhan Dowd

Où vas-tu Sunshine ?

Où vas-tu sunshine

Résumé:

Holly n’en peut plus des éducateurs sociaux, des familles d’accueil, de leur gentillesse et de leurs bonnes intentions. Chez les Aldridge, elle déniche dans le tiroir d’une commode une perruque blonde très glamour et c’est le déclic. Elle devient Sunshine, jeune fille sensuelle et rayonnante, et prend la route vers l’Irlande, à la recherche de sa mère…
Une cavale jalonnée de rencontres, un cheminement psychologique passionnant, la magie opère autour de Holly/Sunshine, adolescente révoltée, qui explose de vie et court à la recherche de son passé. Le dernier roman posthume d’un immense écrivain disparu trop tôt.

Source: Gallimard jeunesse

Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai voulu lire ce roman. J’avoue que j’adore les éditions Gallimard avec leur collection Scripto. Je trouve leurs couvertures très belles en général et leurs romans assez forts, contemporains, percutants. Alors quand j’ai vu Où vas-tu Sunshine ? je me suis dit, pourquoi pas ? J’ai toujours autant de mal à parler de mes lectures, pourtant j’ai une réelle envie de partager mon avis sur les livres que j’ai aimé ou non, mais ce n’est pas si simple ^^’
Dans ce roman, Siobhan Sowd aborde des sujets assez variés et surtout pas faciles. On y retrouve la quête d’identité, la maltraitance, la fugue… Pourtant, on ne tombe pas dans le pathos. Holly/Sunshine peut se montrer agressive, triste, enjouée, volontaire, rêveuse et surtout bornée, mais jamais je n’ai trouvé qu’elle s’apitoyait sur son sort. Ses relations avec les autres enfants du centre social, avec sa famille d’accueil, avec sa mère et son beau-père, etc etc sont toutes très différentes et en même temps très liées à son passé. On comprend, au fil de la lecture, qu’elle cherche à refouler certains souvenirs de son passé. Elle se donne le but de retrouver sa mère et rien ne peut l’en dissuader. Pourtant, au fil de sa cavale, sa détermination commence à s’estomper quand des événements de son passé resurgissent dans sa mémoire. Cette fugue va lui faire comprendre beaucoup de choses sur sa vie et sur elle-même et c’est ce que j’ai aimé. Ce n’est pas un simple roman sur la situation difficile à laquelle peuvent être confrontés des enfants, c’est surtout un roman sur la recherche de son identité, son envie de savoir qui on est, sur les doutes et les craintes ressenties à l’adolescence.
Tout au long du récit, Holly/Sunshine rencontre différentes personnes qui l’aident plus ou moins à avancer jusqu’en Irlande. Elle s’invente une vie et se montre très débrouillarde. On est vraiment embarqué dans son voyage et on a peur pour elle. on se demande comment elle va s’en sortir, etc. J’ai particulièrement aimé sa rencontre avec Phil, le routier. Un personnage doux et gentil qui ne pose pas de questions. 

En bref, un très bon roman qui traite de sujets d’actualité mais pas toujours faciles à aborder sans tomber dans quelque chose de trop émouvant. Par contre, plutôt à lire au collège/lycée je trouve 🙂

5.Bien

Demain j’arrête ! de Gilles Legardinier

Demain j’arrête !

Demain j'arrête !

Résumé: (4ème de couverture)

Réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, voilà le genre de bêtises que Julie commet à longueur de temps ! Et quand elle est amoureuse, cette Miss Catastrophe élève son talent au rang d’art. Sa dernière folie ? L’obsession qu’elle nourrit à l’égard de son nouveau voisin… qu’elle n’a encore jamais vu ! C’est plus fort qu’elle, cet inconnu l’attire et l’intrigue. Pour l’approcher, Julie va développer des trésors d’inventivité et prendre des risques toujours plus délirants…

Comment passer à côté de ce roman alors que tout le monde en parle ? En lisant Demain j’arrête !, je m’attendais à rire à toutes les pages vu les critiques que j’avais lu à son sujet. J’avoue avoir été très déçue. Si certains passages m’ont fait sourire, peu m’ont vraiment fait rire, si ce n’est aucun. J’ai trouvé les situations vraiment trop exagérées et cela enlevait du naturel à l’histoire. J’ai par contre trouvé les personnages attachants et sympathiques avec leurs caractères différents. Xavier, l’ami d’enfance, Sophie, la meilleure amie, Mme Bergerot la boulangère… Alice est le personnage qui m’a le plus touchée et j’ai trouvé l’amitié qui la liait avec Julie vraiment belle. 
On a souvent soulevé le fait que, pour un homme, Gilles Legardinier réussissait très bien à retranscrire les sentiments des femmes. Personnellement, je l’ai trouvé rempli de clichés. Les réunions entre filles célibataires avec la fille qui se fait refaire les seins, celle qui menace de se suicider parce que son mec l’a quittée et l’autre qui saute sur tout ce qui bouge… Des extrêmes quoi. De plus, Julie le personnage principal qui fait tourner sa vie autour d’un garçon qu’elle n’a jamais vu. Ok c’est censé être amusant mais j’ai juste trouvé ça pathétique ^^  Et le pire du pire c’est passé pendant une scène à la boulangerie.

/!\ Attention spoil /!\

Lorsque qu’on apprend que le jeune prétentieux qui était parti en Afrique pour aider, était en fait parti escroquer les Africains, tout le quartier est outré et plus personne ne veut lui parler ou avoir à faire avec lui. Très compréhensible jusque-là. Mais lorsque ce garçon arrive à la boulangerie pour acheter son pain et que Denis et Julien lui disent de déguerpir, quitte à en venir aux poings, la réaction de Julie m’a énervée. Je cite: « Si je n’avais pas été une fille, j’aurais été aux côtés de Denis et Julien. J’enrage de ne rien avoir dit et de ne rien pouvoir faire. » WHAT THE F*CK ? Parce qu’elle est une femme, elle ne peut pas défendre ses opinions correctement ? Elle doit forcément laisser les hommes, ces êtres forts et supérieurs, se charger de rendre justice à sa place ?

/!\ Fin du spoil /!\

Non vraiment, j’ai trouvé ce roman rempli de clichés vieillots de la fille qui veut se trouver un homme, avec ses parents qui lui rabâchent vouloir des petits-enfants, etc. 
Certains passages m’ont plu quand même. Le sauvetage de la voiture de Xavier par exemple. Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus marqué je dois l’avouer.

En bref. Grosse déception donc pour ce roman tellement acclamé. Rempli de clichés sur les femmes et avec des scènes trop surjouées pour sembler vraies.

2.A éviter

Qui es-tu Alaska ? de John Green

Qui es-tu Alaska ?

Qui es-tu Alaska

Résumé: (4ème de couverture)

Miles Halter a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là aussi, qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.
Qui es-tu Alaska ? est LE roman de l’adolescence : les amitiés fortes, l’amour, la transgression, la soif de connaissance et la fondamentale quête de sens. La vie explose dans ce livre qui fait rire et fondre en larmes l’instant d’après et qu’on voudrait ne jamais finir. Le premier roman d’un jeune écrivain brillant, lauréat de nombreux prix littéraires aux Etats-Unis et traduit en dix langues.

Je ne connaissais pas cet auteur, j’avais entendu beaucoup de bien de lui mais je n’avais lu aucune de ces oeuvres. Alors quand Dex m’a prêté Qui es-tu Alaska ?, j’ai tout de suite commencé à la lire dans le train. Résultat: je n’ai pas pu le lâcher avant de l’avoir fini. C’est simple, j’ai juste adoré. Les personnages, leur humour, leur coup de gueule et leur fragilité. Tout en eux me les a fait aimé.

Le livre est divisé en 2 parties, avec un avant et un après. Je ne dirai pas avant et après quoi, ça gâcherait l’histoire mais sachez que ses parties sont très différentes. Là où la première est légère et amusante, la deuxième est plus sombre et triste. Et j’ai aimé ce contraste. Le fait que ce soit ça, finalement, l’adolescence. Rien n’est simple, il y a des moments de pure innocence, remplis de bonheur et d’autres où il est dur d’avancer et d’affronter ses problèmes. Je dois dire que j’ai beaucoup ri à la lecture de la première partie. Alaska, Miles et les autres font les 400 coups pour rendre leur année inoubliable et c’est franchement génial de les voir magouiller par-ci par-là 🙂 D’un autre côté, la deuxième partie amène à réfléchir. Est-ce qu’une amitié peut survivre à tout ? Alaska est une ado très tourmentée, difficile à cerner si ce n’est impossible et elle emporte tout le monde dans un tourbillon de sentiments. C’est là que ça se complique. Elle n’en fait qu’à sa tête. Elle a ses principes, ses idées et veut les partager avec tout le monde. Alors, qui arrivera à faire la part des choses ? Qui ne se laissera pas submerger ? Et c’est dur, c’est ça qui est tellement beau. L’auteur ne va pas chercher à fausser les sentiments des gens, en les faisant être des personnes superficielles. Non. Il va les laisser s’exprimer et c’est une explosion de sentiments absolument géniale.

Le seul petit regret durant cette lecture, c’est la fin. La blague finale en fait. Je m’attendais à quelque chose d’encore plus gros. Certes, c’était très bien planifié et osé mais je m’attendais à quelque chose qui explose de tous les côtés, pas à une blague centrée sur une seule personne finalement. Mais je dois dire qu’on garde l’esprit d’Alaska jusqu’à la fin et je dis « chapeau » à l’auteur pour ça 🙂

En bref, vous l’aurez compris, j’ai absolument adoré cette lecture et j’ai hâte de lire le dernier livre de John Green, Nos étoiles contraires qui est sorti en France récemment.

6.Super

No et moi de Delphine de Vigan

No et moi

No et moi

Résumé: (4ème de couverture)

Enfant unique d’une famille en déséquilibre, Lou, 13 ans, invente des théories pour apprivoiser le monde. A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune SDF à peine plus âgée qu’elle. No, privée d’amour, rebelle, sauvage. No dont l’errance et la solitude questionnent le monde…

Cela faisait longtemps que j’avais l’intention de lire ce livre mais l’occasion ne s’était jamais vraiment présentée. Finalement, j’ai dû acheté un livre pour France Loisirs et la couverture m’a fait de l’oeil donc je l’ai choisi. Je ne pensais pas le lire tout de suite, et encore moins le finir en si peu de temps. J’avais entendu beaucoup de bien sur ce livre donc je ne m’attendais pas à être déçue mais je ne m’attendais pas non plus à l’adorer. Et c’est bien le cas, c’est un vrai coup de coeur. Tout y est. Je veux dire, tout ce à quoi je pense tout le temps. Ici, c’est un cas particulier qui parle des personnes sans abris mais on y retrouve plein de sujets qui font la vie et qui me mettent hors de moi. J’admire Lou et sa capacité à tout analyser, et sa volonté de faire bouger les choses. J’admire surtout le fait que malgré son âge, elle se lance dans quelque chose d’énorme, quelque chose que peu de gens seraient capables de faire. Son naturel m’a fait sourire. Tout en impulsivité et pourtant tout si bien réfléchi. Plein de questions en tête, qu’elle sort ici et là et qui dérangent, qui mettent mal à l’aise mais qui ne recherchent que la vérité. Elle a compris, elle sait que le monde est rempli d’injustices et sa rencontre avec No va la faire agir. Son innocence et sa lucidité font que l’on aimerait croiser ce genre de personnes plus souvent dans la vraie vie. No aussi est touchante. En colère, impassible, résignée. Elle n’y croit plus et Lou est une petite lueur d’espoir dans sa vie. Mais finalement, ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre, c’est sa justesse. Le fait que rien n’est facile, que tout ne finit pas toujours bien, qu’il y a des tragédies dont on ne se remet pas facilement (dont on ne se remet parfois pas du tout). Alors oui, c’est plus facile d’abandonner, de se laisser porter par la vie, passif, mais certaines personnes ont cette soif de continuer qui nous redonnent espoir et qui font du bien. Même si tout ne se déroule pas toujours comme on le voudrait, il faut essayer. Encore et encore. Rien n’est facile mais parfois, d’une simple envie de vouloir faire changer les choses, peut résulter quelque chose de plus grand que l’on ne l’aurait imaginé.

En bref, un grand coup de coeur pour ce livre très touchant sans pour autant tomber dans le larmoyant. Et surtout, tellement d’actualité.

6.Super

Oksa Pollock – Le règne des félons (tome 5) de Anne Plichota et Cendrine Wolf

Bien bien bien, j’ai déjà fait un article regroupant les quatre premiers tomes de la série Oksa Pollock (ici) mais comme je viens de finir le cinquième, je me suis dit: « Pourquoi pas un article entier pour celui-ci ? ». Bref.

Oksa Pollock – Le règne des félons

Oksa 5

Résumé:

Oksa et les Sauve-qui-Peut sont de retour dans la maison lon­do­nienne des Pollock, au grand sou­la­ge­ment des Refoulés. Mais Orthon et ses fils se sont glis­sés parmi eux lors de la tra­ver­sée du por­tail d’édéfia. Alors que les Sauve-qui-Peut entre­pren­nent de soi­gner Gus et Marie en danger de mort, Orthon met en place une véri­ta­ble armée sur une plate-forme au large du Groenland. Son but : infil­trer les prin­ci­paux gou­ver­ne­ments pour pren­dre le pou­voir par la mani­pu­la­tion, le chan­tage et la sou­mis­sion psy­cho­lo­gi­que. Parallèlement, dans sa méga­lo­ma­nie, il uti­lise à sa guise son fils bio­lo­gi­que, Tugdual. Déterminée comme jamais, Oksa va se lancer dans cette redou­ta­ble aven­ture, alors que son cœur est soumis à rude épreuve, par­tagé entre l’espoir de sauver Tugdual et l’évolution de ses sen­ti­ments envers Gus.

Source: http://www.officiel-oksapollock.fr

/!\ Attention spoiler /!\

Alors alors alors. Je suis très mitigée concernant ce cinquième tome. Je l’ai trouvé, euh, décousu, voilà décousu.

1 – Les actions d’Orthon sur la terre. Au début elles n’ont pas vraiment de liens, sont assez différentes et surtout ponctuelles. Je sais que ses expériences sont là justement pour voir ce que ça donne, c’est un peu un premier jais pour lui, pour essayer quoi. Mais j’avoue que le suspense qui entoure son projet m’a mise sur les nerfs on va dire ^^’ J’avais juste envie de savoir enfin pourquoi il faisait tout ça. Ma curiosité a été comblée à la fin quand même.

2 – Les personnages principaux, toujours et en particulier le « triangle amoureux » voire « carré amoureux » entre Oksa, Gus, Tugdual et Kukka m’a quelque peu déçu. En fait, c’est surtout Oksa. Son monde est en danger et elle est très agaçante à penser à son petit bonheur personnel tout le temps. Quand elle était à Edefia, elle était avec Tugdual mais en même temps elle pensait à Gus et maintenant qu’elle est sur terre, elle se jette sur Gus et regrette parfois Tugdual. D’un autre côté, Gus fait pareil en rejetant Kukka comme ça et en étant le petit toutou d’Oksa. Et ce qui m’énerve le plus, c’est que, encore une fois, Oksa est rendue parfaite.. Elle a tous les pouvoirs, elle en découvre d’ailleurs tout le temps, se perfectionne de jour en jour et en plus elle est de plus en plus jolie… Message à tous les auteurs ! Les héroïnes parfaites et qui ne nous ressemblent pas sont absolument agaçantes ! Elle réussit tout ce qu’elle entreprend, c’est très rageant. On peut très bien écrire un roman fantastique tout en gardant un côté réaliste dans les caractéristiques des personnages. J’ai envie de rêver via la magie mais pas via des gens parfaits. La magie devient beaucoup moins intéressante quand on la maîtrise sans effort. Et Oksa a tellement de pouvoirs différents grâce à ses aïeux qu’on ne sait plus où donner de la tête. Les créatures magiques que j’appréciais au début sont là aussi devenues bien trop faciles à utiliser. Bien que je les trouve toujours aussi délirantes, elles n’échappent pas à la perfection. Elles ont toutes un but et sont d’une très grande aide tout le temps. C’est trop. Voilà c’est dit. C’est trop.

3 – Il y a bien sûr des passages que j’ai bien aimé comme le concert ou l’attaque du village français (les actions d’Orthon finalement). Je les ai trouvé cruelles, dérangeantes et très intéressantes. Surtout le concert en fait que j’ai trouvé très bien pensé et terriblement plausible quand on y pense. Ces folies de foule sont finalement assez répandues. Et on peut voir que les nouvelles technologies peuvent servir de grandes causes pas toujours très honnêtes.

En bref, c’est un livre que j’ai aimé lire parce qu’on est toujours transporté dans cet univers. On a envie de connaître la suite. Mais, il faudrait s’attarder plus sur Orthon et ses ambitions que sur les amourettes égoïstes et sans intérêt d’Oksa.

4.Ca va

Quatre filles et un jean pour toujours d’Ann Brashares

Quatre filles et un jean pour toujours

4 filles et un jean pour toujours

Résumé:

Tibby, Lena, Carmen et Bridget ont grandi. La vie les a éloignées. Et, au-delà de leur carrière professionnelle et de leur vie amoureuse, chacune sait que quelque chose leur manque… La proximité qu’elles ont toujours connue jusqu’ici. Un beau jour, enfin, Tibby, qui vit en Australie, leur envoie des billets d’avion pour organiser des retrouvailles en Grèce! Aucune des quatre amies ne se doute à quel point leur vie en sera bouleversée, à jamais…

Source: Gallimard-jeunesse.fr

/!\ Attention Spoiler /!\

J’attendais franchement une suite de Quatre filles et un jean depuis très longtemps. Mais je dois avouer que j’ai été plutôt déçue. Contrairement à la plupart des gens, ce bouquin ne m’a pas émue. Pourtant il contient son lot de catastrophes, tristesse et autres choses qui sont censées tirer les larmes au lecteur. Mais sérieusement, tout est dans le mélodrame. Et surtout, tout est tellement prévisible…
Quelque chose qui ne change pas,  je déteste le personnage de Carmen. J’ai bien aimé le passage dans le train cependant. Après, bon Tibby je préfère pas en parler tellement c’est affligeant de niaiserie. Tibby qui envoie des lettres à ses amies, remplies de confessions ? Nan mais arrêtez ! Tibby n’a jamais été comme ça, en tout cas, pas dans les autres tomes. C’était la fille plutôt marginale et qui n’aimait pas tout ce qui est démonstration d’affection. Lena. Ah Lena, j’ai toujours été mitigée par rapport à ce personnage. Je l’aime bien et en même temps j’ai envie de la secouer pour qu’elle se réveille. Bridget a toujours été mon personnage préféré (peut-être parce qu’elle fait du foot hihi) et ici, elle est restée fidèle à elle-même. Je l’ai trouvé naturelle, spontanée et franchement touchante. C’est bien la seule à vrai dire. Les personnages masculins sont absolument sans intérêt, insignifiants. Je n’ai jamais aimé Eric de toute façon mais là… Et Kostos toujours aussi affligeant. Je ne parlerai pas de Brian, on a bien compris que je n’aimais pas les personnages masculins dans cette série haha. Les personnages qui ne changent pas (sauf Tibby qui est rendue pathétique par l’auteure) font que ce roman est prévisible. En tout point. Les relations Bee/Eric et Lena/Kostos… C’était juste évident et on ne tire aucune satisfaction à les suivre dans leur « périple » amoureux. J’aurai même préféré que Bridget finisse seule. Carmen, Carmen, Carmen… Son histoire avec Jones reflète bien sa vie: superficielle, calée sur ce que pensent les autres et inintéressante. Enfin Tibby. Je l’appréciais bien mais du coup mon plaisir à été gâché durant tout le livre vu qu’on ne la voie pas vraiment. Et les explications, le mystère autour de sa vie en Australie et de sa mort m’ont un peu laissé sur ma faim. J’aurai aimé en savoir plus.
En fait, je crois que ce qui m’a le plus dérangé c’est qu’elles sont censées avoir 30 ans mais qu’elles sont demeurées telles qu’elles étaient. Du coup, elles me semblaient en décalage avec le récit. Difficile d’imaginer Tibby enceinte alors qu’elle paniquait complètement à l’idée de l’être il y a quelques années. 

En bref, un livre quand même sympathique à lire, on a envie de connaître la fin mais je reste déçue de par l’intrigue qui ne m’a pas du tout surprise ni enchantée.

3.Bof